French scientists and researchers have launched what appears to be a very serious protest movement. More than 2,000 just quit their jobs, and this affects about 50% of some of the most important research centers. A petition has received more than 60,000 signatures. Protesters want more money for research in order to avoid the brain drain. The government needs to cut expenses to stick by its eurozone commitments.
The movement might reach many intelectual workers in the arts, among teachers, nurses, doctors etc.
THis might be a serious issue when we go there and could be an interesting topic for those who want to write on technology, research and innovation.
A few stories have been published in English (see Google.News), but you should look into the French media sites.
BBC - French Scientists Halt Research
Le Monde - Plus de 2 000 chercheurs votent leur démission
Entre gouvernement et scientifiques, le conflit cache des oppositions sur les réformes structurelles
LE MONDE | 08.03.04 | 13h32
Les chercheurs se disent prêts à faire bouger les institutions, quand Matignon et l'Elysée semblent vouloir d'abord court-circuiter les grands centres tels que le CNRS, critiqué dans un rapport récent
"Sar-kozy -à-la-recherche. Sar-kozy-à-la-recherche". Absurde ? Certainement. Personne ne peut croire un instant à une telle éventualité. Mais le caractère volontairement provocateur de ce slogan de potache en dit long sur l'état d'esprit des quelque 62 000 signataires de la pétition du collectif Sauvons la recherche. Leur souci : être représentés et défendus par un "vrai" politique.
Faute de l'avoir été par "Luc Ferry qui n'existe plus" et par "Claudie Haigneré qui n'est ni une spécialiste de la recherche ni une politique", les chercheurs ont eu la surprise, vendredi 5 mars, de voir leur dossier repris par Matignon cinq jours avant que les directeurs d'unité et de laboratoire ne décident publiquement de démissionner. Le premier ministre a en effet reçu le professeur, Etienne-Emile Baulieu, président de l'Académie des sciences, et son vice-président, Edouard Brézin, pour discuter - ce qui a été apprécié du collectif - de la composition du comité chargé d'organiser des états généraux de la recherche et de l'enseignement supérieur que les chercheurs appellent depuis des semaines de leurs vœux.
Puis, Jean-Pierre Raffarin a sorti un lapin de son chapeau. Alors que son gouvernement a mis depuis des mois la recherche au régime sec et au silence, il s'est soudain engagé à ouvrir pour une période de trois ans (2005-2007) une ligne de crédit d'un milliard d'euros par an qui abonderait une future agence nationale de la science. L'annonce a d'abord surpris le collectif, puis l'a laissé de glace. "C'est une autre formulation, ont commenté ses représentants, d'une promesse ancienne -et répétée- faite par Jacques Chirac" de consacrer, en 2010, 3 % du PIB à la recherche.
Or, rappelle le porte-parole du collectif, le biologiste Alain Trautmann, "on a vu ce qu'il en était : une diminution de plus de 10 % des crédits de laboratoire en 2003". "Cette annonce n'est qu'une farce", avance un autre. "On nous répond par des miracles, constate Didier Roux, physico-chimiste à Bordeaux, alors que nos exigences sont beaucoup plus modestes : 550 postes qui coûteraient environ 20 millions d'euros". Pas de quoi amadouer les signataires du collectif qui n'oublient pas que le gouvernement refuse depuis des mois de négocier avec ses élites scientifiques. Pas de quoi non plus les rallier à la cause gouvernementale quand ils constatent que les fonds proposés concernent une agence des sciences encore à créer et pas du tout les organismes de recherche.
Ces derniers seraient-ils trop ingérables parce que "trop soviétiques"? Endogame, figé et à bout de souffle comme l'analyse le rapport sur le CNRS de la mission Guillaume publié par Les Echos dans son édition du 8 mars. Tout n'est pas faux. Les chercheurs en conviennent mais refusent la caricature et se disent prêts "à faire bouger les institutions" quand Matignon et l'Elysée semblent vouloir d'abord court-circuiter les grands centres et les grands instituts pour reprendre la main.
NI DE DROITE NI DE GAUCHE
"Bien sûr, concède un chercheur, le gouvernement actuel n'est pas coupable de tous les maux de la recherche. Bien sûr, il n'est que l'héritier maladroit de vingt ou trente ans de mauvais management de ce secteur."Mais, ajoute-t-il, les pouvoirs publics n'ont à ce jour offert comme seule porte de sortie qu'"un étranglement brutal des budgets de la recherche" assorti d'"une demande simultanée de fortes réformes". Impossible à gérer, répondent les grands noms de la science inquiets de cette ligne dure à l'heure où les Etats-Unis et le Japon investissent massivement dans leur recherche publique.
"Il serait donc idiot aujourd'hui, plaide Didier Roux, de gâcher cette chance historique de débattre et de faire s'exprimer les gens de la recherche et de l'université sur la vision qu'ils ont de l'avenir." C'est un "moment inespéré, disent-ils, pour engager des réformes" et construire une loi d'orientation globale. La recherche, répètent les chercheurs, n'est ni de droite ni de gauche. Ce ne doit pas être non plus le triomphe d'une ligne dure, voire thatchérienne, de libéraux irréductibles sur une mollesse supposée complaisante d'une gauche a priori acquise. La recherche, "c'est d'abord la France de demain".
Or, aujourd'hui, "on met la charrue avant les bœufs", constate Jacques Boulesteix, astrophysicien à Marseille, car ce n'est pas seulement "un problème de crédits". La première des priorités, "ce sont les jeunes chercheurs auxquels nous devons transmettre notre capital et notre savoir". Certes, on peut toujours mettre de l'argent pour continuer à "faire marcher le système" comme avant et "vieillir ensemble", a regretté, samedi 6 mars, sur LCI, le biologiste Axel Kahn, directeur de l'Institut Cochin de biologie moléculaire et l'un des premiers signataires du collectif. Mais, pour lui, la vision comptable qui consiste à substituer à la pensée des "mots magiques" comme "immobilisme" ou "statut de fonctionnaire" n'est certainement pas de nature à résoudre les problèmes et à ouvrir les débats.
Jean-François Augereau
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Le soutien des chercheurs étrangers
Des chercheurs étrangers, parmi lesquels le Prix Nobel de médecine 1991, des membres de la Royal Society (Royaume-Uni) ou de la National Academy of Science (Etats-Unis) apportent leur soutien à leurs collègues français en mettant en garde contre le risque d'un déclin "irréversible" de la science française. Dans un texte circulant sur Internet et publié dimanche 7 mars par le Journal du dimanche, ces scientifiques de renom se disent "extrêmement préoccupés par la situation actuelle de la science en France". Les financements des laboratoires français "ont décliné, tandis que le soutien financier de la recherche fondamentale augmentait rapidement aux Etats-Unis, au Japon et plus récemment en Chine", écrivent-ils. "Parce que des augmentations budgétaires similaires n'ont pas eu lieu en France, nos collègues ont perdu leur capacité à faire face à la concurrence internationale". Evoquant les réductions de budgets et de postes, les chercheurs étrangers affirment que cela a introduit, "en plus des difficultés financières", la peur que les jeunes scientifiques "choisissent soit une autre carrière, soit un autre pays".
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.03.04
Plus de 2 000 chercheurs votent leur démission
LEMONDE.FR | 09.03.04 | 09h16 • MIS A JOUR LE 09.03.04 | 16h31
"La démission n'est ni une fin en soi, ni un arrêt du mouvement, c'est un passage obligé", a lancé mardi le porte-parole du collectif Sauvons la recherche. La veille, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, estimant qu'"une démission n'est jamais un succès", a affirmé ne pas souhaiter "que la renommée scientifique internationale de la France soit ainsi fragilisée". Les chercheurs en appellent au chef de l'Etat.
Plus de 2 000 chercheurs (976 directeurs d'unité et 1 110 chefs d'équipe), réunis mardi 9 mars en assemblée générale à l'Hôtel de ville de Paris, ont voté massivement pour la démission de leurs responsabilités administratives, a annoncé le porte-parole du collectif Sauvons la recherche, à l'issue d'un vote à bulletin secret. Ils ont ensuite rejoint plusieurs milliers de chercheurs, qui étaient rassemblés sur la place de l'Hôtel-de-Ville pour manifester leur soutien à leurs patrons démissionnaires, afin de marcher jusqu'au ministère de la recherche, où ils doivent remettre symboliquement leur démission.
Pour trois des plus grands organismes de recherche - CNRS, Inserm (recherche médicale) et INRA (recherche agronomique) - 50 % des directeurs d'unité ont démissionné, a annoncé M. Trautmann.
Le collectif en a appelé au président Jacques Chirac et a annoncé une "nouvelle date-butoir", le 19 mars, afin d'obtenir des moyens accrus pour la recherche publique. "Si, à la nouvelle date-butoir du 19 mars, le gouvernement et le président de la République n'ont pas répondu de façon plus satisfaisante (à nos revendications), nous organiserons une grande manifestation des chercheurs à laquelle nous appelons tous les citoyens", à deux jours du premier tour des régionales, a déclaré le porte-parole du collectif. "Nous attendons un fort soutien de l'opinion publique", a-t-il ajouté.
ÉTATS GÉNÉRAUX
En outre, les chercheurs réunis à Paris ont lancé officiellement leurs propres états généraux de la recherche. "C'est un chantier pour nous très important pour faire aboutir nos recommandations", a souligné M. Trautmann. Les détails de l'organisation de ces états généraux, l'un des points forts des revendications des chercheurs, devaient être donnés en fin d'après-midi au cours d'une conférence de presse à l'Académie des sciences. Le gouvernement avait annoncé l'organisation d'états généraux, mais n'a pu trouver un accord avec les chercheurs sur les modalités de leur organisation.
Dans une interview parue mardi dans Libération, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avait pour sa part déclaré : "Nous ne sommes pas dans un marchandage à la petite semaine mais face à la construction de l'avenir du pays". Prenant acte à l'avance de la décision des chefs de laboratoire, M. Raffarin avait estimé qu'"une démission n'est jamais un succès" : "J'aurais forcément une réaction de tristesse parce que je ne souhaite pas que la renommée scientifique internationale de la France soit ainsi fragilisée." "Quand on met 3 milliards d'euros sur la table pour la recherche [d'ici à 2007], on met beaucoup plus que ce que nous faisons pour beaucoup d'autres catégories professionnelles", insiste-t-il.
Mais le chiffre de 3 milliards d'euros, annoncé samedi par Matignon, n'a pas convaincu les chercheurs. "Si ces 3 milliards se concrétisent, on sera très contents, avait réitéré, lundi, le porte-parole du collectif Sauvons la recherche. Mais pour l'instant, il ne s'agit que d'une reformulation de la promesse faite par Jacques Chirac de consacrer 3 % du PIB à la recherche. Ce qu'il aurait fallu (...), ce sont des réponses concrètes et non pas faire une autre promesse."
Selon un sondage CSA pour La Croix, le mouvement est approuvé par plus de quatre Français sur cinq (82 %). 47 % déclarent "soutenir" le mouvement et 35 % avoir "de la sympathie", seuls 12 % exprimant de l'"indifférence" et 5 % se déclarant "opposés" ou "hostiles".
Dans l'immédiat, la décision des chefs de labo aura surtout une portée symbolique. Mais très rapidement, elle pourrait entraîner une paralysie de l'appareil de recherche : les directeurs démissionnaires ne commanderont plus de produits ou de matériel pour les laboratoires, ou ne signeront plus d'ordres de mission pour le déplacement des chercheurs.
Lemonde.fr avec AFP et Reuters
je veux avoir les procedures pour obtenir une visa d'etude en france
Posted by: boulechfar mouhab at July 10, 2004 05:16 AM