As you all probably know, the ban of Islamic headscarves has eventually been approved by the French Senate. After the National Assembly's vote, February 10th, the text was approved on March 3 by an overwhelming majority (276 votes in favor, 20 against). The law will be effective beginning from September 2004, at the schools' reentry.
Following various protests and demonstrations, French Minister of National Education, Pierre Raffarin, said the law was "not against Islam" but "in favor of the Republic and the free practice of every religion". Nothing new or really unexpected with that, at this point. What seems interesting to me is the second part of the article, that raises questions not only about the law's effectiveness, but about its potential counter-effects. According to the communist senator Paul Vergès, the new law paradoxically "risks to create new tensions where they don't exist" he said.
From a political point of view, it is also interesting that the law was received in a very diverse way, to extent of splitting the parties. If some leftists voted against, the majority supported the ban. (I am attaching the extended version because soon the article won't be available on free access anymore)
"L'interdiction des signes religieux "ostensible" à l'école définitivement adoptée par le Parlement", AFP.
www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-355396,0.html?query=l%27interdiction+des+signes&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=30&ordre=pertinence&G_NBARCHIVES=812534&nbpages=1&artparpage=10&nb_art=6
L'interdiction des signes religieux "ostensibles" à l'école définitivement adoptée par le Parlement
LEMONDE.FR | 04.03.04
Le texte de loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école s'appliquera dès la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2004.
Le Sénat a voté tard mercredi 3 mars au soir, dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale, le projet de loi "encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics".
Ce "vote conforme", obtenu par 276 voix contre 20, vaut adoption définitive du texte par le Parlement. En effet, le texte a été voté par les sénateurs dans les mêmes termes que l'avaient fait les députés à l'Assemblée nationale le 10 février. Il s'appliquera dès la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2004.
Le vote est intervenu après deux jours de débats, en présence du ministre de l'éducation nationale, Luc Ferry. Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, est intervenu à la fin de la discussion générale pour réaffirmer qu'il ne s'agissait pas de s'en prendre aux religions mais d'"envoyer un signal fort et rapide". "Notre vision de la laïcité n'est pas contre les religions. Chacun a droit à l'expression de sa foi, à condition qu'à l'intérieur de l'école de la République, il respecte les lois de la République", a-t-il déclaré. "Nous n'avons ni le sentiment ni la prétention de croire que tout est réglé par ce texte", a-t-il ajouté, assurant à l'adresse des partisans d'un grand texte sur la laïcité : "Le travail va continuer."
Le débat, auquel auront participé une cinquantaine d'orateurs, a donné lieu sur tous les bancs à des envolées lyriques sur la laïcité, à laquelle tous les intervenants se sont déclarés profondément attachés.
"Ce projet de loi n'est naturellement pas contre l'islam, pas plus qu'il n'est contre les confessions chrétiennes ou contre le judaïsme. Il est pour la République et le libre exercice de toutes ces religions en son sein", s'est exclamé Gérard Larcher (UMP, Yvelines), vice-président du Sénat.
L'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy s'est exprimé dans le même sens : "En France, nous considérons que c'est la laïcité qui crée le mieux, pour chaque individu, les conditions de sa liberté de conscience, comme celles de sa liberté de penser et d'agir, pour pratiquer la religion de son choix ou pour être athée ou agnostique."
22 AMENDEMENTS REJETÉS
Partant de là, beaucoup de sénateurs se sont interrogés sur l'utilité, voire l'efficacité d'une loi pour réaffirmer ce principe, la majorité d'entre eux se déclarant toutefois disposés à voter le texte de l'Assemblée nationale, quitte à formuler des réserves.
Sans nier les difficultés des chefs d'établissement confrontés à la question du voile islamique, André Lardeux (UMP, Maine-et-Loire) a jugé qu'il y aurait eu "moins d'inconvénients à ne pas faire de loi qu'à en faire une".
Le sénateur communiste de la Réunion Paul Vergès a mis en garde contre un texte qui "assimile sans nuance l'outremer à la métropole" et fait courir "le risque absurde de créer des tensions là où il n'en existe pas".
Il a défendu "une manière réunionnaise de vivre la laïcité" qui "démontre que celle-ci, élément essentiel de la cohésion de notre société, peut accueillir sereinement l'expression des différentes religions".
Si la présidente du groupe communiste Nicole Borvo (Paris) a annoncé qu'en raison de la "politique de régression sociale" du gouvernement, elle ne voterait pas le projet de loi, son collègue du Nord Ivan Renar a préconisé un vote positif.
Avant le vote, le Sénat a examiné 22 amendements, déposés en majorité par Gérard Delfau (RDSE - Rassemblement démocratique et social européen -, Hérault) et par Serge Lagauche (PS, Val-de-Marne), qui ont tous été repoussés ou retirés par leur auteur.
Posted by Diana Ferrero at March 9, 2004 12:41 AMTraditionally the separation between Church and State was a principle defended by the Left. The French Right, at least until Charles De Gaulle and sometimes even later, had in its ranks a lot of conservative catholics who were nostalgics of the Vendée, the popular uprising encouraged by the Church that tried to resist the French Revolution of 1789. The Leftists radicals who took power with the French revolution attacked the secular power of the Church. Later on the Third Republic created the universal public school system to educate French children otuside of the influence of the Church. This historical background is important. The fight for liberation from oppressive religious authorities is part of the distinctive features of the French Left.
Posted by: Federico Rampini at March 9, 2004 12:19 PM