February 25, 2004

How the Europeans see their Institutions

You are not alone: most Europeans don't know their institutions very well. They don't see enough of their Euro-deputies and tend to be confused by the role of the Commission, and the Parliament. Only a third intends to vote in the coming election. The good side of this is that there seems to be a "European public opinion." The general feelings seem to be shared by most countries. This includes the 10 incoming members.

You should get a sense of what this all means in terms of the strength of European institutions, and in terms of identities.

You can read the story in French, and/or check for similar stories published by other media. The first link will lead you to the institutions that did the survey.

Eurobarometer - Website for the Public Opinion Analysis sector of the European Commission

Le Monde - A la veille des élections européennes, institutions et eurodéputés restent très mal connus

A la veille des élections européennes, institutions et eurodéputés restent très mal connus

LE MONDE | 25.02.04 | 14h09 • MIS A JOUR LE 25.02.04 | 18h25
Une enquête révèle notamment que les Européens ont une idée fausse des rôles du Parlement et du conseil des ministres. Moins d'un tiers des citoyens ont l'intention d'aller voter en juin.
Bruxelles de notre bureau européen

A quatre mois des élections européennes, moins d'un tiers des citoyens de l'Union (31 %) déclarent avoir la ferme intention de voter. Ce résultat inquiétant a été rendu public, lundi 23 février, par la Commission de Bruxelles, d'après l'Eurobaromètre semestriel sur l'état de l'opinion publique, réalisé du 1er octobre au 7 novembre 2003 auprès d'un échantillon représentatif de 16 082 personnes.

Le manque d'enthousiasme des personnes sondées se traduit par un nouveau recul de leur confiance dans les institutions européennes (41 %, contre 44 % au printemps 2003, et 46 % au printemps 2002). Un manque de confiance qui s'applique aussi aux institutions nationales (seules 31 % des personnes interrogées disent avoir confiance en leur gouvernement national, au lieu de 39 % au printemps 2002).

Cet état d'esprit se nourrit manifestement d'un grand pessimisme sur la situation économique : 46 % des Européens prédisent que la conjoncture va se dégrader en 2004, tandis que 16 % restent optimistes. Seuls les pronostics de 1992 étaient plus noirs, avec 48 % de pessimistes.

Dans les dix pays qui rejoindront l'Union européenne au 1er mai, 35 % seulement des citoyens se déclarent sûrs d'aller voter. Il faut dire qu'à l'Est aussi le pessimisme domine : 33 % de personnes pensent que leurs conditions de vie vont empirer cette année et autant misent sur la stagnation, selon un sondage effectué du 11 octobre au 9 novembre auprès de 12 165 personnes des dix pays candidats, plus la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

ÉLUS NON IDENTIFIÉS

Curieusement, le Parlement européen est l'institution européenne la plus reconnue : 91 % des personnes interrogées à l'Ouest en ont entendu parler et 78 % pensent qu'il joue un rôle important dans la vie de l'Union européenne. 70 % donnent le premier rôle à la Commission et 58 % au conseil des ministres.

Cette hiérarchie, identique à l'Est, montre que les Européens ont une vision erronée du fonctionnement de leurs institutions. "La surreprésentation du Parlement européen est sans doute liée à son nom", suggère Bruno Jeanbart, directeur adjoint du département opinion de CSA, qui a participé à l'enquête pour la France : "Les gens calquent ce qu'ils savent de leur Parlement national sur le Parlement européen, alors qu'à Bruxelles le législatif a deux têtes", explique-t-il. Il précise que, en France, "la très faible connaissance des institutions est liée au fait que les hommes politiques ne font pas l'effort de parler de l'Europe".

Bien que le Parlement soit l'institution la plus plébiscitée, l'opinion publique ne connaît pas ses eurodéputés : 44 % des personnes interrogées déclarent n'avoir "ni vu, ni entendu, ni eu de contacts avec un membre du Parlement depuis les dernières élections européennes". Seuls le Danemark (17 %) et la Finlande (26 %) font exception à ce constat d'ignorance. En France, "cette méconnaissance s'explique par le mode de scrutin", indique M. Jeanbart : "Les électeurs connaissent, à la rigueur, les têtes de listes nationales, mais elles sont presque toutes parties." Seuls sont restés Daniel Cohn-Bendit, Charles Pasqua, Jean Saint-Josse, Arlette Laguiller et Alain Krivine. M. Jeanbart ajoute que le nouveau découpage, en très grandes circonscriptions, "ne permettra pas plus l'identification des eurodéputés".

Les médias ne facilitent pas cette connaissance : seules 38 % des personnes interrogées disent qu'elles ont vu des membres du Parlement européen à la télévision. Ce pourcentage augmente toutefois au Danemark (77 %) et en Finlande (61 %). Or 42 % des personnes interrogées disent qu'elles aimeraient voir leurs eurodéputés sur le petit écran.

Rafaële Rivais

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 26.02.04

Posted by Francis Pisani at February 25, 2004 10:19 AM
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